Métadonnées:
une initiation
Dublin Core, IPTC, EXIF, RDF, XMP, etc.
dernière mise à jour: 20 mars 2005
1. Une carte n'est pas le
territoire. (Les mots ne sont pas les choses qu'ils
représentent.)
2. Une carte ne couvre pas tout le territoire. (Les mots ne
peuvent pas couvrir tout ce qu'ils représentent.)
3. Une carte est auto-réflexive. (Dans le langage, nous pouvons
parler à propos du langage.)
Alfred Korzybski Une
carte n'est pas le territoire Prolégomènes aux systèmes
non-aristotéliciens et à la sémantique
générale
1933 à 1950. Trad. fr. Éditions de l'Éclat, 1998,
p. 64
Cette page a pour but d'orienter le lecteur abordant le domaine des métadonnées
dans le dédale des concepts, des recommandations et des
initiatives qui ont trait à ce sujet. Nous y présentons
plusieurs techniques fondamentales relatives aux
métadonnées (Dublin Core, RDF, XMP), en
développant plus particulièrement celles qui sont
appliquées aux images (IPTC et IPTC Core, EXIF, DIG35, JPX) et
à la presse (PRISM, NewsML, NITF).
la présentation
au format PDF [535 Ko] réalisée pour la seconde
journée "Compatibilité et réutilisation des
contenus - 9 octobre 2002" organisée par l' ADAE (Agence pour le
Développement de
l'Administration Électronique - anciennement ATICA). Cette
présentation est aussi disponible sur
ce site .
un exemple d'application : un diaporama au format PDF [627 Ko]
exploitant les métadonnées IPTC des
images et réalisé à l'aide du logiciel MetaData Miner Catalogue PRO
Le logiciel Kalimages qui
permet d'annoter des photos jpeg et d'insérer ces informations
dans une base de données intégrée pour effectuer
rapidement des recherches par mots clés, descriptions, titre,
auteur ou tout autre champ IPTC standard ou personnalisé.
Une métadonnée est littéralement une
donnée sur une donnée. Plus précisément,
c'est un ensemble structuré d'informations décrivant une ressource
quelconque.
Les ressources décrites par des
métadonnées ne sont pas nécessairement sous forme
digitale: un catalogue de bibliothèque ou de musée
contient aussi des métadonnées décrivant les
ressources que sont les ouvrages de la bibliothèque ou les
objets du musée.
Une métadonnée peut être utilisée à
des fins diverses:
la description et la recherche de ressources
la gestion de collections de ressources
la préservation des ressources
Les métadonnées sont en général
constituées de mots-clés ou de texte libre. Ces
informations peuvent être évidentes (l'auteur, la date
de publication, l'éditeur d'un livre), ou plus
complexes et moins aisément définies: les avis d'un
collectif de lecture d'un article, par exemple, nécessitent une
structure de métadonnées évoluée capable
d'annoter des portions de l'article, et cela, de façon multiple.
Les métadonnées sont particulièrement
importantes pour les ressources visuelles qui, sans elles, peuvent
demeurer pratiquement inexploitables et impossibles à retrouver.
Les utilisateurs dépendent en effet des informations
ajoutées aux images ou vidéos pour effectuer des
recherches pertinentes et précises. Les
métadonnées aident alors les utilisateurs à
découvrir l'existence de ressources et la nature de ce qu'ils
recherchent. Les informations ajoutées à une ressource
servent aussi à évaluer la ressource, à porter un
jugement sur celle-ci, et à la comparer à d'autres
ressources.
Les métadonnées ne sont pas seulement importantes pour
l'utilisateur final. Des métadonnées d'ordre technique et
administrative (comme l'appartenance à une collection, les
informations de copyright, les informations sur l'acquisition, le
format de fichier, la résolution, etc.) permettent de
gérer, maintenir et préserver des collections digitales.
Les métadonnées sont utilisées dans les
systèmes de gestion de contenu [CMS: Content Management
Systems] pour éditer, gérer, rechercher,
réutiliser, diffuser, publier de multiples contenus (textes,
images, vidéo, etc.).
Les métadonnées
"métiers" et la nécessité de standards
Les ressources sont en général partagées par
différentes institutions et collectivités. Ainsi, les
bibliothèques pratiquent depuis longtemps le prêt
interbibliothèque et le catalogage partagé des ouvrages.
Or, dans une grande bibliothèque, un ouvrage mal
catalogué peut être considéré comme un
ouvrage perdu. C'est encore plus vrai pour un réseau de
bibliothèques. Les métadonnées attribuées
sauvagement aux ressources, sans règles établies et sans
principes directeurs, ne seront pas interopérables entre
différentes collectivités. Ces métadonnées
- et donc les ressources qu'elles décrivent - resteront
sous-exploitées ou même totalement inexploitées. Il
est donc absolument nécessaire d'adopter des standards
de description des ressources à l'aide des
métadonnées.
Par ailleurs, de nombreuses communautés s'intéressent
aux métadonnées: bibliothécaires, documentalistes,
archivistes, conservateurs de musées, etc. Les ressources
décrites sont très variées: monographies,
publications en série, articles, archives, pièces de
musée, images, séquences audio ou vidéo, etc. On
ne décrit pas toutes ces ressources de la même
façon. Les standards concernant les métadonnées
sont donc très nombreux et orientés "métiers".
À titre d'exemple, on peut citer:
MARC (Machine-readable
cataloging), pour la description des ouvrages
ISBD(S)
(International Standard Bibliographic Description for Serials), pour
la description des publications en série
Dewey Decimal
Classification system, pour la classification décimale des
ouvrages
EAD (Encoded Archival
Description), pour la description des archives
CIMI consortium (Computer
Interchange of Museum Information), pour la description des
ressources muséographiques
RKMS
(Recordkeeping Metadata Schema), pour la description des ressources
audio
MPEG-7 (Multimedia
Content Description Interface), pour la description des objets
multimédia
LOM (IEEE - Learning
Object Metadata), pour la description des ressources liées
à l'éducation
Les métadonnées informatiques
Les objets informatiques courants contiennent de nombreuses
métadonnées implicites ou explicites. En voici quelques
exemples:
Cette ressource contient plusieurs
métadonnées: protocole http, top level domain com,
page Web statique en HTML (on suppose qu'elle traite des
métadonnées....)
Plus généralement: chemin
d'accès, nom, extension, taille, attributs, date de
création, date de modification, propriétaire, droits
d'accès, etc. sont des métadonnées
Les champs <title> et <meta> des pages HTML
Les propriétés des documents MS Office (Word,
Excel, etc.)
Titre, Auteur, Sujet, Mots-clés,
Commentaires, Responsable, Société, Catégorie,
etc. [25 éléments + possibilité de
propriétés personnalisées]
Les propriétés des documents StarOffice et
OpenOffice.org
Titre, Sujet, Mots-clés, Description,
Internet + possibilité de 4 propriétés
personnalisées
Les informations sur les documents PDF
Titre, Auteur, Sujet, Mots-clés,
Créateur, Producteur, etc. [9 éléments]
Titre, Compositeur, Auteur du texte,
Durée, Copyright, etc. [74 éléments
organisés en frames]
Les métadonnées spécifiques à chaque
plate-forme
sur Macintosh OS 9: Famille (Essentiel,
Important, En cours, Personnel, etc.) et Commentaires
sur Windows 2000/XP: Propriétés
associées à un fichier quelconque (Titre, Sujet,
Catégorie, Mots-clés, etc.)
L'estampillage électronique [Watermarks] qui permet
d'authentifier un document et de prouver l'appartenance d'une
œuvre à son propriétaire au moyen de tatouages
(insertion d'informations numériques dans les fichiers binaires
que sont les images, sons, vidéo).
La stéganographie par contre
(c'est-à-dire les techniques qui consistent à cacher des
informations dans une ressource quelconque de façon à ce
que seul un utilisateur connaissant la technique utilisée puisse
retrouver ces informations) ne doit pas à notre avis être
considérée comme relevant du domaine des
métadonnées, puisque les données cachées au
sein de la ressource ne sont pas liées sémantiquement
à la ressource.
On le voit, les métadonnées
informatiques sont organisées par centres
d'intérêts distincts ou par éditeurs de logiciels
et de systèmes. Il n'existe hélas aucune
interopérabilité entre ces types de
métadonnées. Ainsi, un fichier image évoluant dans
un environnement mixte Macintosh/Windows pourra être doté
de six "Descriptions" totalement
différentes: un champ IPTCCaption/Abstract,
un champ EXIFImageDescription, un ou
plusieurs champs XMPDescription ou
Subject, un champ Commentaires Windows 2000, un champ Commentaires
Windows XP (v. infra ), et un Commentaire
Macintosh (qui peuvent tous être attribués depuis ces
plate-formes respectives) !
Dublin Core Metadata Initiative [DCMI]
La prolifération de besoins "métiers" variés
ainsi que la diversité des structures et des nomenclatures de
métadonnées informatiques ont conduit à la
recherche d'un standard minimal.
Le NCSA (National Center
for Supercomputing Applications) et l' OCLC (Online Computer Library
Center) - réunis en 1995 au siège de l'OCLC à
Dublin, Ohio - ont défini un ensemble de
métadonnées communes à diverses
communautés: le Dublin
Core Metadata Initiative (DCMI), abrégé souvent en Dublin
Core ou en DC.
Le Dublin Core est un ensemble de 15 éléments
de métadonnées ayant trait:
au Contenu: Title, Description, Subject, Source,
Coverage, Type, Relation
à la Propriété intellectuelle:
Creator, Contributor, Publisher, Rights
à la Version: Date, Format, Identifier, Language
Nom de l'élément
Identifiant
Définition
titre
Title
Le nom donné à la ressource
créateur
Creator
L'entité principalement responsable de la
création du
contenu de la ressource
sujet et mots-clefs
Subject
Le sujet du contenu de la ressource
description
Description
Une description du contenu de la ressource
éditeur
Publisher
L'entité responsable de la diffusion de la
ressource, dans sa
forme actuelle, tels, un département universitaire, une
entreprise.
contributeur
Contributor
Une entité qui a contribué à
la création du
contenu de la ressource
date
Date
Une date associée avec un
événement dans le cycle
de vie de la ressource
type
Type
La nature ou le genre du contenu de la ressource
format
Format
La matérialisation physique ou digitale de
la ressource
identifiant
Identifier
Une référence non ambiguë
à la ressource dans
un contexte donné
source
Source
Une référence à une
ressource à partir de
laquelle la ressource actuelle a été
dérivée
langue
Language
La langue du contenu intellectuel de la ressource
relation
Relation
Une référence à une autre
ressource qui a un
rapport avec cette ressource
couverture
Coverage
La portée ou la couverture
spatio-temporelle de la ressource
droits
Rights
Information sur les droits sur et au sujet de la
ressource
Le Dublin Core ayant été conçu comme
un référentiel commun à diverses
communautés intéressées par les
métadonnées, sa terminologie peut apparaître un peu
déroutante dans certains contextes. Le Dublin Core parle
ainsi de Créateur (Creator) d'une ressource et
non pas d'Auteur, plus habituel dans le domaine de
l'écrit; Author n'existe pas en Dublin Core.
Une version plus évoluée du Dublin Core
autorise l'usage de qualificateurs; par exemple,
l'élément Description peut être
raffiné à l'aide des qualificateurs tableOfContents
et abstract.
Les éléments du Dublin Core peuvent être
encodés dans des balises HTML <meta>. Exemple: la page que vous êtes en train de lire est ainsi
codée:
Pour faire référence à un élément
du Dublin Core, l'OCLC préconise d'utiliser le PURL (Persistent Uniform Resource
Locator) défini pour le Dublin Core. Un PURL est
en fait un URL réputé persistant et redirigé vers
un service de résolution de noms. Ce système garantit une
meilleure stabilité référentielle que les URL
classiques. Ainsi, l'élément Creator du Dublin
Core selon la version 1.1, fait référence
univoquement à http://purl.org/dc/elements/1.1/creator
, redirigé par le système PURL vers http://dublincore.org/2003/03/24/dces#creator
(il pourrait être redirigé vers un autre URL dans le
futur).
Il est important de se souvenir que le Dublin Core (ainsi
que d'autres schémas de métadonnées non
mentionnés ici) a été proposé pour
faciliter la recherche de ressources peu complexes. Le Dublic Core
ne prétend pas répondre aux besoins et à la
complexité de tous les métiers. C'est pourquoi, dans le
domaine de l'image par exemple, des champs additionnels ou des
schémas complémentaires sont nécessaires pour
décrire correctement des structures spécifiques telles
que: la gestion administrative, le workflow, les droits
associés, etc. Le Dublin Core est un point de
départ, mais il n'est pas suffisant. Dans la plupart des besoins
professionnels, il doit être complété par d'autres
schémas de métadonnées. Nous examinerons cela plus
en détail à propos des formats XMP et
IPTC Core.
Où sont les métadonnées ?
Métadonnées externes aux ressources - Bases
de données
Pour les ressources non digitales (livres, objets de musées),
les métadonnées sont évidemment externes aux
ressources (sous la forme de données informatiques, de fiches
dans une boîte à chaussure, etc.).
Dans la plupart des systèmes informatisés, les
métadonnées sont stockées dans une base de
données spécifique. C'est la technologie utilisée
habituellement dans les systèmes documentaires pour retrouver
les ressources recherchées au sein d'un vaste ensemble de
ressources et avec la souplesse nécessaire (recherches sur
plusieurs critères, troncatures, speller, etc.).
Cependant, si la ressource est elle-même sous forme digitale
(une image JPEG par exemple) et que vous utilisiez cette ressource en
dehors de la base de données qui la référence,
vous perdez les métadonnées qui lui sont
associées. Les métadonnées demeurent dans la base
et vous devez les exporter séparément et les associer
à nouveau avec la ressource.
Métadonnées internes aux ressources digitales
- Balisage des ressources - le cas des images
Nous avons déjà cité plusieurs exemples de
métadonnées de type interne à propos des métadonnées informatiques .
Le balisage (tagging) d'une ressource informatique consiste
à inclure un ou plusieurs jeux de métadonnées dans
le fichier de la ressource. Les métadonnées sont alors
"embarquées" dans les données. Cette technique est
utilisée notamment pour les images ( IPTC ,
EXIF ), les fichiers sons MP3 (champs ID3 ), les objets multimédias ( MPEG-7 ), etc.
L'image ainsi balisée transporte avec elle ses propres
métadonnées lorsqu'elle est
téléchargée, copiée,
répliquée, etc.
En fait, comme nous l'avons vu, toute image numérique
possède au moins une métadonnée incorporée
de type informatique: son nom de fichier. Mais le balisage permet bien
entendu d'inclure dans l'image une variété plus grande et
mieux structurée de métadonnées: le titre, les
mots-clés, les informations de copyright, l'auteur, etc.
Le balisage des images présente toutefois deux limitations
majeures:
Il ne peut se substituer à la description à l'aide
de métadonnées stockées dans une base de
données. Seules les bases de données permettent de
gérer d'importantes quantités d'images et de rechercher
efficacement dans un vaste ensemble.
Tous les programmes de manipulations d'images ne sont pas
capables de lire ou même de préserver les
métadonnées incluses. On peut considérer que le
fait de ne pas être capable d'afficher les
métadonnées incluses dans une image est supportable. Par
contre, supprimer ces métadonnées lors d'une manipulation
comme une rotation ou un cropping est inadmissible. C'est
pourtant ainsi que procèdent plusieurs programmes de traitement
ou de catalogage d'images.
Les métadonnées IPTC
L' IPTC (International Press and
Telecommunications Council) est une organisation internationale
créée en 1965 pour développer et promouvoir des
standards d'échange de données à destination de la
presse. L'IPTC a défini par exemple le format de
transmission des documents (textes, images, sons, multimédia)
émis par les agences de presse. Ce format est en cours de
renouvellement (cf. NewsML ).
En association avec la NAA
(Newspaper Association of America), l'IPTC a défini un
modèle global de données appelé IPTC-NAA Information Interchange
Model(la version 4 date d'octobre 1997; elle est connue sous
le nom IIMV4. La révision 4.1 date de Juillet 1999).
Voir aussi l'article IPTC
sur le site Controlled
Vocabulary .
Le sous-ensemble de ce modèle appelé Application
record N° 2 a servi de base à la société Adobe
pour définir dans son logiciel Photoshop les
informations associées à une image. C'est ce
sous-ensemble qui est communément appelé métadonnées
(ou champs ou informations ou
en-têtes [headers])IPTC.
Les informations IPTC/IIM sont à présent
considérées par l'IPTC comme un legacy standard qui sera
progressivement remplacé par le nouveau schéma de
métadonnées IPTC Core
basé sur XMP.
Ces informations IPTC/IIM sont constituées de 33
métadonnées de type interne,
c'est-à-dire stockées à l'intérieur des
fichiers images JPEG, TIFF ou PSD [Photoshop] (cf. Où
sont les métadonnées ? )
DataSet (numéro du champ)
Nom du champ
Description
Traduction et Commentaire
5
Object Name
non répétable, 64 caractères
maximum
Nom de l'objet
7
Edit Status
non répétable, 64 caractères
maximum
Statut éditorial
10
Urgency
non répétable, un seul
caractère
Priorité
15
Category
non répétable, 3 caractères
maximum
Catégorie - ce champ est obsolète
dans IIMV4
20
Supplemental Category
répétable, 32
caractères maximum
Catégorie supplémentaire - ce champ
est obsolète
dans IIMV4
22
Fixture Identifier
non répétable, 32 caractères
maximum
Identificateur
25
Keywords
répétable, 64
caractères maximum
Mots-clés
30
Release Date
non répétable, 8 caractères,
forme AAAAMMJJ
Date de disponibilité
35
Release Time
non répétable, 11
caractères, forme
HHMMSS±HHMM
Heure de disponibilité, suit la norme
ISO8601.
Ex. 090000-0500 = disponible à 9h00, temps
de New York (5 heures avant TU)
40
Special Instructions
non répétable, 256
caractères maximum
Instructions spéciales
45
Reference service
répétable, 10
caractères maximum.
Optionnel
Service de référence (doit
être suivi des champs 47
et 50)
47
Reference Date
obligatoire si le champ 45 est présent, 8
caractères,
forme AAAAMMJJ
Date de référence
50
Reference Number
obligatoire si le champ 45 est présent, 10
caractères
maximum
Numéro de référence
55
Date Created
non répétable, 8 caractères,
forme AAAAMMJJ
Date de création de l'objet
60
Time Created
non répétable, 11
caractères, forme
HHMMSS±HHMM
Heure de création de l'objet, suit la
norme ISO8601.
65
Originating Program
non répétable, 32 caractères
maximum
Programme ayant créé l'objet
70
Program version
non répétable, 10 caractères
maximum
Version du programme ayant créé
l'objet
75
Object cycle
non répétable, un seul
caractère
Cycle de l'objet
'a' = le matin, 'b' = l'après-midi, 'c' =
matin et après-midi
80
By-line
répétable, 32
caractères maximum
Créateur de l'objet (auteur): nom du
rédacteur, du
photographe, etc.
85
By-line Title
répétable, 32
caractères maximum
Titre du créateur ou des créateurs.
Ex. "Staff Photographer", "Envoyé
spécial"
90
City
non répétable, 32 caractères
maximum
Ville
95
Province/State
non répétable, 32 caractères
maximum
Province/État
100
Country/Primary Location Code
non répétable, 3 caractères
Code du pays, suit la norme ISO3166 (codes pays
sur 3
caractères)
101
Country/Primary Location Name
non répétable, 64 caractères
maximum
Libellé du pays
103
Original Transmission Reference
non répétable, 32 caractères
maximum
Référence de la transmission (code)
105
Headline
non répétable, 256
caractères maximum
Titre
110
Credit
non répétable, 32 caractères
maximum
Crédit (fournisseur de l'objet)
115
Source
non répétable, 32 caractères
maximum
Source (propriétaire intellectuel de
l'objet)
116
Copyright Notice
non répétable, 128
caractères maximum
Copyright
118
Contact
répétable, 128
caractères maximum
Contact
120
Caption/Abstract
non répétable, 2000
caractères maximum
Description, Résumé, Commentaire
122
Writer/Editor
répétable, 32
caractères maximum
Auteur de la Description (du champ 120)
130
Image Type
non répétable, 2 caractères
Type de l'image (cf. le document IPTC-NAA
IIMV4)
La nomenclature des champs IPTC-NAA illustre bien l'une des
difficultés inhérentes au domaine des
métadonnées: la terminologie adoptée et la
sémantique des éléments sont adaptées
à la presse quotidienne, mais peuvent apparaître
inadéquates pour d'autres secteurs traitant de l'image (y
compris pour la presse magazine). Par exemple:
Les noms et structures des champs IPTC/IIM dans les programmes
d'édition ne sont pas identiques. Headline (n° 105)
correspond par exemple au Titre dans le domaine de
l'écrit. Or, à la suite des choix réalisés
par Adobe dans Photoshop, Object Name (n° 5) est
appelé Titre (Title) par la majorité des
éditeurs...
Voir IPTC
- IIMv4 Fields mapped to Imaging Programs
qui compare la nomenclature des champs IPTC dans les logiciels
suivants: Image Info Toolkit, Photoshop 7.01, Photoshop 6 et IrfanView.
Voir aussi le tableau de Correspondance
entre les informations IPTC/IIM et les champs disponibles de certains
éditeurs IPTC
Date & TimeCreated (n° 55 et 60),
c'est-à-dire la Date et l'Heure de création de l'image ne
correspondent pas aux besoins des agences magazines qui travaillent par
reportages souvent étalés sur plusieurs jours.
Release Date & Time (n° 30 et 35),
c'est-à-dire la Date et l'Heure de disponibilité de
l'image, n'ont guère d'intérêt que dans un contexte
"presse quotidienne" où une image peut être sous embargo
de publication avant une certaine date. Par contre, d'autres
professions auraient besoin d'autres informations concernant l'image
mais non prévues dans la nomenclature IPTC-NAA.
By-line (n° 80) correspond à Auteur,
terme adopté majoritairement dans le domaine de l'écrit
ou par d'autres professions de l'image.
Rappelons que le Dublin Core a retenu Creator (v. ci-dessus ).
Certains champs sont absents dans certains éditeurs: Edit Status (n° 7), Contact (n° 118)
Caption/Abstract (n° 120) correspond à Description,
Résumé, Commentaire, etc.
Category (n° 15) et Supplemental Category (n°
20) sont considérés comme obsolètes dans l'IIMV4
et sont pourtant encore largement utilisés.
On comprend mieux l'intérêt du Dublin Core qui
est de proposer une structure de métadonnées certes
simple, mais appuyée sur un consensus terminologique et
sémantique minimal.
Il est possible de définir des champs personnalisés de
type IPTC. Le logiciel FotoStation
par exemple permet de définir vingt Custom Fields
numérotés de 200 à 219. L'utilisation de ces
champs personnalisés peut constituer une solution propriétaire
dans le cas où la nomenclature IPTC est insuffisante ou
inadaptée.
Le modèle IPTC-NAA permet de coder les champs selon divers
jeux de caractères étendus. Les logiciels actuels
devraient donc être capables de gérer correctement les
accents, les signes diacritiques, etc. Il n'en est rien - si l'on
utilise des caractères étendus lors de la saisie des
informations dans Photoshop par exemple, ces informations ne sont pas
correctement affichées sur une autre plate-forme. Adobe
préconise de n'utiliser que l'ASCII 7 bits [ce qui est
inacceptable pour beaucoup de langues!] parce que le standard IPTC
n'autorise que ce jeu de caractères [ce qui est faux!] cf. Extended
Characters in File Info Fields Don't Appear Correctly in Photoshop 6.0
or Later .
Bien entendu, de nombreux utilisateurs utilisent des caractères
accentués pour rédiger leurs légendes IPTC et
peuvent se trouver ensuite confrontés à la
nécessité de convertir ces légendes selon un autre
codage. Nous avons donc développé CrossIPTC , un utilitaire de conversion rapide des
métadonnées des images, permettant de rendre compatibles
les textes de champs IPTC-NAA des fichiers JPEG ou TIFF entre les
plate-formes Windows et Macintosh.
Rodeo Info,
Mac OSX, affiche les informations IPTC, gratuit
Les métadonnées EXIF
EXIF est une abréviation de EXchangeable Image File. Ce format
définit les informations d'ordre technique contenues dans les
fichiers image. Comme les champs IPTC, ce sont donc des
métadonnées de type interne (cf. Où sont les métadonnées ? ).
Ces informations concernent les paramètres de prise de vue et
les réglages de l'appareil au moment de la capture
numérique.
Le format EXIF a été développé en
octobre 1995 par le JEIDA ( Japan Electronic
Industry Development Association ). La version 2.0 date de novembre
1997 et la révision 2.1 de Juin 1998.
Pour en savoir plus, consultez également le site Exif.org maintenu par John Hawkins.
Une description technique des métadonnées EXIF est
disponible sur le site PIMA (Photographic and Imaging Manufacturers
Association) devenu I3A
(International Imaging Industry Association). On remarquera que cette
description propose également un format pour les fichiers audio
(en concurrence avec les métadonnées ID3 ) ainsi qu'un jeu spécifique
d'informations GPS pour les appareils capables de fournir leur position
géographique à l'aide d'un système GPS.
Nous renvoyons à ce document le lecteur intéressé
par le détail des nombreux champs EXIF.
La plupart des métadonnées EXIF ont effectivement
trait aux caractéristiques techniques des images telles qu'elles
peuvent être fournies par l'appareil au moment de la prise de
vue. Citons: fabricant et modèle de l'appareil, hauteur et
largeur de l'image, date et heure de la prise de vue, orientation,
résolution, temps d'exposition, ouverture, présence d'un
flash, etc. Un logiciel permettant d'éditer ces informations n'a
donc pas véritablement lieu d'exister. Cependant, plusieurs
champs EXIF concernent également la description de l'image et
sont manifestement concurrents de certains champs IPTC essentiels,
notamment:
Titre de l'image (EXIF ImageDescription = IPTC Headline)
Personne ayant créé l'image (EXIF Artist =
IPTC By-line)
Titulaire du Copyright (EXIF Copyright = IPTC Copyright
Notice)
Cette situation est regrettable et illustre une fois de plus la
confusion qui règne très souvent dans le domaine des
métadonnées.
Nous proposons la "règle" distinctive suivante:
IPTC: métadonnées ayant trait à la sémantique de l'image et
nécessitant l'intervention d'un opérateur humain pour
être renseignées:
Créateur, Description, Copyright, etc.
EXIF: métadonnées techniques relatives
à la prise de vue et fournies
automatiquement par un appareil numérique. Selon cette
acception, un éditeur de métadonnées EXIF
constitue un non-sens et l'on prohibera donc l'usage des champs EXIF ImageDescription,
Artist et Copyright. À l'inverse, puisque la
date de prise de vue est fournie automatiquement par l'appareil, on est
en droit de privilégier la date EXIF par rapport à la
date IPTC.
Pour terminer cette section, voici une liste non exhaustive de
programmes capables de lire les champs EXIF des images JPEG (les champs
EXIF sont en général non modifiables et c'est très
bien ainsi...) :
Exifer,
par Friedemann Schmidt, Win, gratuit
- permet la sauvegarde et la restauration des
métadonnées Exif. Il permet aussi d'éditer les
champs suivants : Description, Artist, Photographer,
Editor, Comment, Dates - tous les autres
autres champs EXIF sont considérés comme non modifiables.
Microsoft a introduit avec Windows 2000 la possibilité
d'associer des propriétés Titre, Auteur,
etc. à un fichier quelconque; il suffit de cliquer avec
le bouton droit sur le nom du fichier, activer le menu contextuel Propriétés,
onglet Résumé et de renseigner les champs
disponibles.
Cette possibilité constitue une généralisation des
propriétés associées aux fichiers MS Office (Word,
Excel, etc.), mais elle n'est possible avec Windows 2000 qu'à la
condition que le fichier soit stocké sur un volume NTFS. Il
n'est pas possible d'ajouter des propriétés à un
fichier quelconque (non MS Office) stocké sur un volume FAT. En
effet, la technique utilisée pour sauvegarder ces
métadonnées utilise les alternate streams qui
sont une spécificité du système de fichiers NTFS.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre page Windows
NT/2000 et les fichiers Macintosh, section Les
streams NTFS .
Les noms des alternate streams utilisés peuvent
être facilement affichés, par exemple à l'aide des
utilitaires gratuits ShowStream et
CmdStream proposés
par Jean-Claude Bellamy sur son excellente page Les flux
(méta-données dans les partitions NTFS) .
Les propriétés Titre, Objet, Auteur,
Mots-clés, Commentaires, Révision utilisent un alternate
stream nommé ?SummaryInformation
(où ? représente le caractère hexadécimal
x05)
La propriété Catégorie utilise un alternate
stream nommé ?DocumentSummaryInformation
(? = x05)
La propriété Source utilise un alternate
stream nommé ?SebiesnrMkudrfcoIaamtykdDa
(? = x05)
Ceci vaut aussi bien entendu pour les images JPEG/TIFF en Windows
2000.
Cette technique est évidemment complètement
propriétaire et l'on perd les propriétés
associées à un fichier lorsque:
le fichier est copié sur une autre plate-forme
le fichier est transmis par courrier électronique
le fichier est copié sur un volume non NTFS
le fichier est compressé (à l'exception de WinRAR
qui permet de compresser les alternate streams)
Avec Windows XP, Microsoft a donc introduit une nouvelle technique
de stockage des propriétés spécifique aux
images JPEG/TIFF.
Toutes les propriétés sont de type 'chaîne' et
stockées à l'intérieur de l'image selon un
encodage de type EXIF , en Unicode [2 octets par
glyphe].
Titre est dans un segment EXIF 9C9B
Objet est dans un segment EXIF 9C9F
Auteur est dans un segment EXIF 9C9D
Mots-clés est dans un segment EXIF 9C9E
Commentaires est dans un segment EXIF 9C9C
Cette nouvelle technique propre aux images n'existe que sur Windows
XP et n'est pas opérationnelle sur Windows 2000. Autrement dit,
une même image évoluant dans un réseau
équipé de postes Windows 2000 et Windows XP peut
posséder deux jeux de métadonnées Windows
totalement incompatibles!
Par ailleurs, sur Windows XP, les propriétés des fichiers
autres que les documents Office et les images JPEG/TIFF sont toujours
stockées dans les alternate streams ?SummaryInformation,
etc., comme en Windows 2000.
L'histoire (officieuse mais plausible) raconte que Microsoft a
développé cette technique pour rendre portables les
informations associées aux images, mais s'est rendu compte, au
cours du développement, que l'encodage EXIF ne supporte pas
l'Unicode et ne possède pas de champ Catégorie.
On se retrouve donc avec un encodage des métadonnées
associées aux images toujours aussi propriétaire (mais
portable de Windows XP à Windows XP), sans champ Catégorie,
incompatible avec les spécifications EXIF et IPTC, et qui plus
est, incompatible avec Windows 2000! Un comble...
En résumé, pour associer des métadonnées
aux images JPEG/TIFF, nous recommandons d'utiliser les champs IPTC ou mieux IPTC Coreet rien d'autre...
Une autre différence moins importante entre Windows 2000 et
Windows XP concerne le stockage des vignettes (thumbs)
associées aux images et permettant d'optimiser l'affichage.
Sur un volume NTFS, Windows 2000 utilise un alternate stream
associé à chaque image et nommé ?Q30lsldxJoudresxAaaqpcawXc (?= x05)
Windows XP (ainsi que Windows ME et Windows 2000 sur un volume
FAT) utilise un fichier cache (et caché!) nommé Thumbs.DB
par répertoire contenant des images
RDF [Resource Description Framework]
Note: Cette section est une
présentation succincte de RDF et ne prétend pas
constituer un cours sur le sujet.
RDF (Resource Description
Framework) est un moyen d'encoder, échanger et réutiliser
des métadonnées structurées. C'est un idiome XML développé par le W3C
et ayant fait l'objet d'une Recommandation en 1999.
RDF ne précise pas la sémantique des
ressources décrites par les différentes
communautés d'utilisateurs de métadonnées.
À l'instar d'XML, RDF est un langage extensible, un
métalangage; c'est un cadre [framework] de description
des ressources applicable à n'importe quel domaine d'application.
RDF est basé sur des triplets
Exemple
sujet
prédicat
objet
ou
ressource
propriété
valeur
Le document RadioTV-NewsML in Japan
a pour auteur
M. Onishi
sujet
prédicat
objet
Ces triplets sont modélisés à l'aide de
graphes orientés étiquetés
Les ressources sont identifiées par des URI
(Unified Ressource Identifier).
Les URI peuvent être considérés comme un
"stock de noms" utilisés pour désigner des choses ou des
concepts.
Les URL habituels sont des URI. Ainsi, dans notre
exemple, le document RadioTV-NewsML in Japan peut être
identifié naturellement par l'URI http://xml.coverpages.org/RadioTV-NewsML-en-20020224.pdf Les prédicats (propriétés) sont
également représentés par des URI
L'URI du prédicat "a pour auteur"
est l'élément Creator du schéma Dublin
Core:
http://purl.org/dc/elements/1.1/creator
Un sujet (ressource) peut posséder plusieurs
prédicats (propriétés)
Ce qui se traduit en syntaxe RDF:
Les ressources décrites peuvent être
imbriquées:
Notion de schéma RDF
Un schéma RDF permet de décrire un vocabulaire et
une sémantique des types de propriétés
utilisées par une communauté d'utilisateurs.
Un schéma RDF précise les
propriétés valides pour une description RDF
particulière, ainsi que les caractéristiques et
contraintes du vocabulaire descriptif. Exemple : le
schéma RDF du Dublin Core, version 1.1
Il faut bien distinguer entre:
Schéma XML (dont le rôle est plus ou
moins analogue aux DTD) qui exprime des contraintes sur la structure et
la syntaxe XML
Schéma RDF qui exprime des contraintes sur la
sémantique des expressions d'un modèle RDF
RDFPic
est un programme développé par le W3C pour permettre
d'incorporer des métadonnées au format RDF
(simplifié) au sein d'une image. Il n'a jamais
dépassé le stade expérimental.
PRISM ( Publishing
Requirements for Industry Standard Metadata)
est un idiome RDF extensible permettant de décrire les
métadonnées utilisées dans la presse pour la
syndication et l'agrégation de données. PRISM a été initié par un groupe de
travail IDEAlliance
(International Digital Enterprise Alliance) fondé en 1999 et
comprenant des sociétés comme Adobe, Artesia,
Condé Nast, Netscape, Quark, Reuters,
Time, Vignette, etc.
PRISM utilise une version simplifiée du langage RDF.
C'est un "vocabulaire commun" destiné à décrire
les contenus, l'origine de ces contenus, les droits associés,
etc.
Les métadonnées définies à l'aide de PRISM
doivent pouvoir être traitées par les processeurs RDF
(mais l'inverse n'est pas vrai).
PRISM utilise le Dublin Core comme fondation et
recommande l'utilisation du vocabulaire DC. PRISM étend le vocabulaire du Dublin Core.
Par exemple, les éléments suivants du Dublin Core:
dc:coverage et dc:subject sont
complétés par prism:event, prism:industry,
prism:location, prism:person, prism:organization,
prism:section.
PRISM recommande d'utiliser des vocabulaires
contrôlés, par exemple un Thésaurus de noms
géographiques au lieu de spécifier en toutes lettres un
nom de lieu.
Cliquez ici pour afficher
un
exemple de codification PRISM
NewsML
NewsML est une
spécification de l' IPTC
(International Press and Telecommunications Council) pour la
transmission et l'échange des informations d'actualités.
La version 1.0 a été ratifiée en Octobre 2000, la
version 1.1 en Octobre 2002, et la version 1.2 actuelle en Octobre 2003. NewsML est d'ores et déjà utilisé (et
le sera de plus en plus) par les agences de presse ( AFP , Reuters
) pour la transmission des dépêches et l'automatisation
des fils d'agences. NewsML est conçu pour
l'échange des textes, graphiques, photos, séquences
audio, video et animations.
Bien qu'il existe certains chevauchements entre PRISM et
la partie de NewsML qui traite des métadonnées,
les deux spécifications sont largement indépendantes et
complémentaires. Ainsi, à la différence de PRISM,
la partie de NewsML concernant les
métadonnées ne s'appuie pas sur RDF.
Le vocabulaire PRISM a été défini de telle
façon qu'il puisse être utilisé dans la partie de NewsML
traitant des métadonnées qui comprend trois
catégories majeures:
AdministrativeMetadata
RightsMetadata
DescriptiveMetadata
NewsML permet d'étendre le jeu des
métadonnées prédéfinies ainsi que
l'utilisation de vocabulaires contrôlés pour
spécifier certaines métadonnées.
À cette fin, NewsML préconise l'utilisation de l'
IPTC Subject Reference
System pour décrire les informations échangées.
ProgramGuideML
,
pour l'échange des programmes de télévision et
radio
Pour en savoir plus: NewsML for
dummies par Laurent Le Meur (AFP - actuel chairman du groupe NewsML)
NITF
NITF ( News Industry
Text Format, actuellement en version 3.2) est
également une spécification de l' IPTC . Elle concerne la description
des articles de presse. NITF possède quelques éléments
permettant de décrire les métadonnées
associées à un article ou à ses composants; comme
pour NewsML, ces éléments ne s'appuient pas sur RDF.
NewsML utilise un sous-ensemble de NITF pour
décrire la composition des articles transmis (structuration de
l'article en Titre, Sous-titre, etc.; organisation des
paragraphes; places des illustrations).
NITF est utilisé par l'AFP dans NewsML
pour décrire le corps des dépêches (à la
différence de Reuters qui utilise XHTML).
DIG35 est une
initiative du groupe I3A
(International Imaging Industry Association) créé par la
fusion du PIMA (Photographic and Imaging Manufacturers Association) et
du DIG (Digital Imaging Group). Elle concerne la définition de
standards de métadonnées pour les images digitales.
DIG35 spécifie un langage XML (mais non RDF) permettant de
décrire un jeu complet de métadonnées. La version
1.0 date d'août 2000 et la version 1.1 de Juin 2001.
Les métadonnées DIG35 sont regroupées en 5
blocs complétés par un bloc commun définissant les
types de données utilisés:
Basic Image Parameter
Image Creation
Content Description
History
Intellectual Property Rights
Fundamental Metadata Types and Fields: bloc de
définitions communes aux autres blocs
DIG35 définit également une technique
d'encapsulation dans les fichiers JPEG et TIFF
À l'heure actuelle, il n'existe pratiquement aucun produit
supportant DIG35 et l'intérêt essentiel de cette
initiative est d'avoir largement inspiré le format de
métadonnées de JPEG2000 ( JPX ).
Cliquez ici pour afficher
un
exemple de codification DIG35
JPEG2000 est un
nouveau format d'image défini par le comité JPEG . C'est une norme ISO
pour la compression d'images utilisant la technique des ondelettes . Le format JPEG2000
(extension JP2) doit très progressivement remplacer le format
JPEG.
JPX est un format de fichier optionnel conçu comme une
extension du format JP2 (JPEG2000); JPX permet entre autres de
définir un conteneur pour l'image JP2 et pour les
métadonnées associées.
À l'instar de DIG35 dont il
s'inspire largement, JPX spécifie un langage XML (mais non RDF)
permettant d'exprimer un jeu complet de métadonnées
liées à l'image.
Les métadonnées JPX sont regroupées en 4
blocs complétés par un bloc commun définissant les
types de données utilisés:
Image Creation metadata
Content Description metadata
History metadata
Intellectual Property Rights metadata
Fundamental Metadata Types and Elements: bloc de
définitions communes aux autres blocs
Il existe des propositions pour réencoder en JPX les
métadonnées Dublin Core , EXIF et IPTC .
D'autres spécifications s'appuyant pour certaines sur RDF comportent
également des développements importants concernant les
métadonnées.
Parmi celles-ci, on peut citer:
XMLNews-Story - sous-ensemble de NITF pour la
description des articles
XMLNews-Meta - format RDF simplifié pour la
description des métadonnées
RSS (RDF Site Summary), qui existe en plusieurs versions:
0.91
, 0.92 et 2.0 –
proposé initialement par Netscape et largement utilisé
pour la syndication de données, ce format est inspiré de
RDF mais n'est pas conforme à la syntaxe RDF.
1.0
– plus complexe et conforme à RDF, il permet la
description de métadonnées arbitraires.
OCS (Open Content
Syndication) – description des sources de syndication
XrML (eXtensible Rigths
Markup
Language), spécialisé pour la définition et la
gestion des droits associés aux contenus digitaux.
XrML a été développé par ContentGuard ,
société issue de Xerox.
Microsoft considère XrML comme un composant essentiel de sa
stratégie DRM (Digital Rights Management) et l'utilise dans sa
technologie eBooks.
ODRL (Open Data Rights
Language),
le concurrent de XrML, developpé par Renato Iannella ( IPR Systems - Australie).
ODRL est un langage Open Source et soumis au W3C. Cliquez-ici pour afficher
un exemple de codification utilisant conjointement les espaces de noms Dublin Core, RDF,
PRISMet ODRL.
XMP
(e Xtensible Metadata Platform) est un format
créé
par la société Adobe en septembre 2001. XMP repose sur une version simplifiée de RDF .
XMP utilise le schéma de métadonnées
du Dublin Corecomme fondation.
Le schéma du Dublin Core est étendu en XMP
par d'autres schémas proposés par Adobe:
Core Schema
Media Management Schema
Support Schema
Basic Job Tickets Schema
Rights Management Schema
XMP est extensible - l'utilisateur peut définir ses
propres schémas de métadonnées.
XMP définit un mécanisme appelé XMP
Packet permettant d'encapsuler les métadonnées XMP
dans les fichiers des applications. À l'instar des champs IPTC et EXIF pour les images,
les métadonnées XMP définies à
l'aide d'XMP Packet sont donc internes; toutefois, la
comparaison s'arrête là car les caractéristiques
évoluées de XMP en font une technique beaucoup
plus souple.
Le mécanisme XMP Packet est supporté par
toutes les applications Adobe récentes.
Ces applications utilisent 3 schémas de
métadonnées:
Dublin Core (espace de noms dc:)
PDF (espace de noms pdf:)
Photoshop (espace de noms photoshop:)
XMP Packet permet d'accéder aux
métadonnées en lecture et écriture même en
l'absence d'applications capables de comprendre le format de fichier.
Lorsque ce n'est pas possible d'implémenter XMP Packet
dans un format de fichier propriétaire, les
métadonnées XMP peuvent bien sûr être
stockées dans un fichier séparé (sidecar file).
La technique XMP Packet est définie par Adobe
pour les formats suivants:
JPEG, TIFF, GIF, PNG, HTML, PDF, XML/SVG, PDF, AI, EPS.
Un fichier JPEG - par exemple - contenant un XMP Packet doit
pouvoir être traité sans changement par les applications
ne supportant pas XMP.
Les caractéristiques de XMP [langage XML,
possibilité d'étendre les schémas de
métadonnées, encapsulation dans les fichiers à
l'aide d'XMP Packet, possibilité d'exploiter les
métadonnées en l'absence des applications d'origine] en
font le successeur des champs IPTC dans le domaine
de l'image (tout au moins tant que les formats JPEG2000
et JPX ne seront pas plus répandus), cf. IPTC
Core.
XMP est moins orienté vers le Web que la plupart
des applications RDF. XMP est destiné à gérer et
préserver les métadonnées tout au long de la
chaîne éditoriale. Il gère les versions de
documents, les changements de formats (renditions), les
documents composites (dont les constituants doivent conserver leurs
propres métadonnées).
XMP n'est pas une spécification normalisée
(W3C ou autre). Cependant Adobe propose ce format ainsi qu'un SDK
sous licence open-source de façon à
étendre sa diffusion. XMP est supporté
actuellement par la plupart des CMS [Content Management Systems]:
notre utilitaire Catalogue
permet d'extraire les champs XMP.
Signalons également que l'excellent PixVue (une extension gratuite
de l'Explorateur Windows), écrit par Eamonn Coleman et traduite
en français par Soft
Experience, permet d'exploiter et d'extraire les
métadonnées IPTC, EXIF et XMP des images.
IPTC Core version 1.0
est le standard qui succède à l'Information Interchange Model (IIM version 4.1) de l'IPTC. Il est
donc destiné à remplacer la technologie des "informations
IPTC classiques" (dérivées de l'IIM)
et s'appuie sur le framework XMP défini par
Adobe en 2001. Il a été annoncé officiellement en
Mars 2005. IPTC Core est issu du groupe
de travail IPTC For XMP (IPTC4XMP)
constitué par l'IPTC, IDEAllliance, et la
société Adobe.
Les avantages de la technologie XMP sur les informations IPTC
"classiques" sont nombreux: pas de limitation de taille des champs, pas
de problèmes d'accents (codage Unicode), possibilité de
légendes multilingues, extensibilité et personnalisation
des métadonnées. IPTC Core définit un
ensemble de métadonnées exprimées en XMP et
destiné à faciliter la transition des informations IPTC "classiques" vers le nouveau standard XMP. IPTC Core reprend la plupart
des informations de la version précédente (IIM v4.1)
comme les champs Keywords, By-line, Headline, Caption, etc. Certains champs sont
abandonnés: Urgency, Category, Supplemental Categories. Enfin, de
nouveaux champs font leur apparition: Intellectual
Genre, Rights Usage Terms, IPTC Scene, etc.
Documentation IPTC Core
Trois documentations au format PDF sont fournies:
"IPTC Core" Schema for XMP
version 1.0 / Specification Document (document revision 8):
définit le vocabulaire de métadonnées IPTC Core
exprimé sous la forme d'un schéma XMP
IPTC Core Schema for XMP
version 1.0 / Supplemental Documentation: Implementation Guidelines
(document revision 3): précise la façon
d'implémenter le schéma XMP IPTC Core, les algorithmes de
synchronisation entre l'IPTC Core et les informations IPTC
"classiques", donne des recommandations pour l'interface utilisateur
(en particulier le regroupement des informations)
"IPTC Core" Schema for XMP
version 1.0 / Supplemental Documentation: Custom Panels User Guides
(document revision 13): décrit les panneaux
personnalisés Photoshop CS livrés avec le package IPTC Core (v. ci-dessous).
Les panneaux personnalisés
Photoshop CS (Custom Panels)
Quatre panneaux personnalisés pour Photoshop CS sont
livrés à titre d'illustration d'une implémentation
de l'IPTC Core. Ils sont en
anglais. Un programme d'installation des panneaux est également
fourni [pour Windows uniquement mais il est également facile de
les installer "à la main" sur Macintosh]. Ces panneaux ont pour
but d'organiser les informations de l'IPTC
Core (voir le document Implementation
Guidelines) et de faciliter la saisie. À consulter: un
"tutorial"au
format Quicktime par David Riecks (en anglais)
IPTC Contact Panel -
informations
concernant le contact du photographe
Plusieurs champs de ce panneau n'existaient pas dans la version
précédente.
IPTC Content Panel -
contenu visuel de l'image IPTC Subject Code remplace
les
anciens champs Category et Supplemental Categories
IPTC Status panel -
informations de copyright et concernant la circulation de la photo
Vers
le Web sémantique [Semantic Web]
Note: Nous avons ajouté cette courte
section pour préciser le contexte des recherches et projets
actuels dans le domaine des métadonnées
Le Web sémantique [Semantic Web] est la vision d'un
Web structuré de telle façon que l'on puisse automatiser,
intégrer et réutiliser les données au travers
d'applications variées.
Pour une introduction aux concepts et techniques du Web
sémantique, lire l'article de Tim Berners-Lee, James Hendler et
Ora Lassila dans Scientific American (May 2001): The
Semantic Web .
Le site SemanticWeb.org est
également un bon point de départ.
Deux technologies principales sont utilisées dans les
projets et les recherches liés au Web sémantique:
RDF (Ressource Description Framework),
technique générale de description de ressources à
l'aide de métadonnées (que l'on peut comparer aux
mots-clés d'une fiche de catalogage)
Topic Maps - SGML
initialement (ISO 1999) puis porté en XML ( XTM ).
Les Topic Maps utilisent des réseaux sémantiques (on peut
les comparer grosso modo aux index, glossaires, thesaurus d'un
livre).
Il existe quelques applications basées sur Topic Maps: Mondeca
par exemple.
Comparaison HTML/RDF/Topic Maps
- HTML relie des données de pages Web entre elles
- RDF relie des ressources quelconques entre elles, qu'elles soient des
données, des concepts ou des objets, basés ou non sur le
Web
- Topic Maps structure et organise des connaissances, associe des
sujets et des occurrences d'objets ou de concepts
Autres techniques appartenant au champ du Semantic Web
- XFML (eXchangeable Faceted
Metadata Language)
format XML permettant l'échange de métadonnées
sous la forme de classifications à facettes (taxonomies)
- Ajouter un contenu sémantique à un site Web à
l'aide d'une technique d' Annotation
et d'"ontologies": DAML+OIL (DARPA
Agent Markup Language + Ontology Inference Layer)
MetaDataMiner Catalogue
utilitaire permettant d'afficher et de modifier
rapidement de nombreux types de métadonnées
associées aux fichiers: propriétés Microsoft Office
ou OpenOffice.org
, propriétés associées à tous les fichiers
Windows 2000, informations sur les documents PDF, champs IPTC des
images JPEG, métadonnées XMP, etc. Il permet
également d'explorer les métadonnées et de
générer des rapports HTML ou XML à des fins de
documentation ou d'exploitation dans une base de données.
Testez aussi les utilitaires suivants de Soft Experience
qui facilitent l'intégration des plate-formes Windows et
Macintosh:
Idem automatise la synchronisation et la
réplication de
dossiers . Il sauvegarde les fichiers Windows ou Macintosh
résidant sur un poste ou un serveur NT/W2K. Disponible aussi en
mode service. MacNames :
facilite l'échange de données entre
Windows et Macintosh et l'intégration des 2 plate-formes
connectées à un même serveur NT ou 2000. Il permet
de renommer automatiquement les fichiers Macintosh stockés sur
un serveur Windows NT ou 2000 en supprimant les caractères
invalides et en ajoutant les extensions aux fichiers. Delenda purge
chaque jour le contenu d'une liste de dossiers en
local ou sur un serveur en fonction de la date de création,
modification ou de dernier accès aux fichiers. Rarissimo Compression, décompression
automatique de fichiers préservant les streams et
la structure spécifique des fichiers Macintosh